Comment remplacer Silverlight software sans casser vos anciennes applis ?

Homme d'âge moyen travaillant sur migration logiciel dans un bureau

Le couperet est tombé en octobre 2021 : Silverlight n’existe plus dans les radars de Microsoft. Pourtant, dans de nombreux bureaux, des applications métiers refusent de tirer leur révérence. Problème : la moindre évolution côté système, le plus anodin des correctifs, et voilà tout un service paralysé, pris en otage par une technologie reléguée au passé. Dans cette zone grise, migrer sans secouer l’activité relève d’un exercice d’équilibriste, sans formule magique ni parcours sans embûches.

Pourquoi la fin de Silverlight met en péril vos applications métiers

Lancé en 2007, Silverlight s’est rapidement inscrit dans la liste des piliers des applications métiers sur Windows. Longtemps, son binôme exclusif avec Internet Explorer a rassuré autant les développeurs que les directions informatiques. Cette époque est bel et bien révolue. Désormais, toute application bâtie sur Silverlight avance sans filet, l’éditeur ayant tiré sa révérence.

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Le constat est brutal : la dépendance à Silverlight mène droit à l’impasse. Google Chrome s’est désolidarisé dès 2015, suivi de près par Firefox en 2017. Dernier refuge ? Le mode Internet Explorer dans Microsoft Edge, à activer manuellement. Un répit artificiel, loin d’un fonctionnement pérenne. Maintenir Silverlight oblige à jongler entre compatibilité incertaine et exposition aux failles de sécurité. Les cyberattaques aiment les applications figées dans leurs faiblesses, privées de correctifs.

Pour mesurer concrètement les dangers encourus par les entreprises utilisant encore Silverlight, voici un résumé clair des menaces :

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Risque Conséquence
Absence de mises à jour Failles de sécurité non corrigées
Compatibilité navigateurs Accès restreint, expérience dégradée
Dépendance à Internet Explorer Obsolescence accélérée

Dans les organisations qui reposent encore sur des solutions métier Silverlight, la pression monte : maintenir l’accès sans exposer la sécurité devient un défi. Même le portail Silverlight laisse les utilisateurs sur le quai : sans possibilité d’installation nouvelle, il ne reste que l’espoir ténu d’un système qui tient. Attendre, c’est risquer le coup de grâce.

Jeune femme discutant diagramme migration avec collègue en réunion

Moderniser sans tout réécrire : quelles solutions concrètes pour migrer en douceur ?

Persister avec Silverlight n’est plus viable. Pour autant, repartir de zéro n’a rien d’obligatoire. La majorité des DSI l’a compris : il existe des alternatives permettant d’assurer la transition sans renverser la table.

Un cas parlant : certaines solutions open source proposent de revivifier Silverlight via WebAssembly, apportant compatibilité navigateur et intégration dans Visual Studio. Pour les équipes, cela signifie la possibilité de migrer du code XAML et C# vers de nouveaux standards, en douceur. Ces outils couvrent déjà de larges pans de l’API Silverlight et évoluent pour s’adapter aux composants historiques.

Dans des cas où l’application nécessite plus que de la maintenance, migrer vers une architecture .NET Core ou .NET 6 / .NET 7 se présente comme l’option logique. Extraire la logique métier, transférer XAML et C# dans une nouvelle application WPF ou envisager une version PWA (Progressive Web App) : voilà de quoi moderniser sans tout jeter.

Voici les principales possibilités que peuvent saisir les entreprises souhaitant moderniser étape par étape tout en préservant leur socle applicatif :

  • Recourir à des outils de réécriture partielle pour tirer le meilleur du code existant et passer progressivement à de nouvelles bases.
  • Adopter les technologies .NET 6/7 pour mettre à niveau tout ou partie de l’application, garantir la solidité de la plateforme à long terme et s’ouvrir vers de nouveaux usages.
  • Opter pour une refonte orientée PWA / HTML5 pour favoriser l’accès multiplateforme et renouveler l’expérience utilisateur.

Quand la temporalité est serrée ou que le contexte technique s’annonce trop instable, la virtualisation s’impose comme une solution d’attente : elle permet de contenir l’application Silverlight dans un environnement isolé, limitant l’exposition tout en attendant l’ultime migration.

Silverlight relève désormais de l’histoire ancienne, mais ses applications continuent de peser de tout leur poids sur le présent. Préparer la transition, c’est faire le pari d’une entreprise capable de tourner la page sans se faire surprendre par la prochaine grande panne ou l’inévitable mise à jour fatale. Difficile de rêver à l’avenir quand chaque correctif du passé menace de tout faire basculer.